Ce que nous avons appris au camp
Le Belgian Waffle Ride Survival Camp

Photos par Danny Munson
Il reste encore près de trois mois avant que la 8e édition du Belgian Waffle Ride (BWR) ne s'élance de San Diego, mais cela n'empêche pas un certain nombre de coureurs d'avoir déjà commencé leurs préparations. À la mi-janvier, nous avons participé au BWR Survival Camp avec 30 autres participants qui cherchaient à obtenir des informations sur le parcours et des conseils de la part des guides et entraîneurs chevronnés du camp.

Le parcours de 136 miles du BWR, parsemé de 40 miles de chemins de terre assez techniques, rend les défis de la journée tout à fait extraordinaires, ce qui explique l'existence du Survival Camp. En tant que partenaire officiel roues du BWR, notre participation au camp visait à aider les coureurs à comprendre à quoi pourrait ressembler la configuration idéale du vélo, et comment la largeur des pneus, la pression et la technologie des jantes jouent un rôle essentiel. Nous avons également offert des opportunités d'essai aux participants pour qu'ils puissent tester nos roues G23 et 4.5 AR.

À la fin des trois jours, les participants avaient retenu quelques enseignements essentiels, le plus important étant que ce qu'utilisent les coureurs les plus rapides ne sera probablement pas le choix idéal pour le reste du peloton.

LE PRÉTENDANT AU PODIUM

Il est facile de regarder les meilleurs coureurs et de penser que ce sur quoi ils roulent doit être la meilleure façon de procéder, n'est-ce pas ? La preuve en est que les sept éditions précédentes du BWR ont toutes été remportées sur un vélo de route traditionnel avec des pneus de 28c ou moins dans la catégorie masculine. Cela signifie-t-il que vous devriez opter pour une configuration similaire ? Seulement si vous pensez avoir de bonnes chances de monter sur la plus haute marche du podium. Même dans ce cas, le fait que l'épreuve ait été remportée avec des pneus de 25c-28c ne signifie pas nécessairement que cette configuration est plus rapide qu'un pneu à volume légèrement plus élevé. Simplement, cela tient au fait que les vélos menés à la victoire sont pilotés par des coureurs d'élite très qualifiés, et que leurs vélos n'ont pas pu accueillir une largeur et/ou un volume de pneu plus important, et dans les premières années de l'épreuve, la technologie des pneus n'était pas au point pour offrir des alternatives idéales.

Pour le prétendant au podium, le choix des roues est primordial car l'aérodynamisme devient un facteur plus important en raison des vitesses élevées pratiquées dans le groupe de tête. Disposer d'une jante conçue autour d'un pneu plus large que celui généralement utilisé pour la route au quotidien peut également offrir un avantage en termes de performance. Le 4.5 AR Disc d'ENVE a été développé pour la Team Dimension Data pour courir dans les Classiques du Printemps, notamment Paris-Roubaix, afin de bénéficier d'une profondeur de jante de 49/55 mm, ainsi que d'une largeur interne de 25 mm pour une interface aérodynamique entre la jante et le pneu, tout en offrant un soutien latéral au flanc du pneu pour maintenir une direction précise. En soufflerie, un pneu de 28-30c sur le 4.5 AR sera jusqu'à 10 watts plus rapide qu'une roue traditionnelle de 40 mm de profondeur avec une largeur interne inférieure à 23 mm avec un pneu de même taille à 32 km/h.

LE RESTE D'ENTRE NOUS

Sachant que le temps du vainqueur en 2018 était de six heures et demie avec une vitesse moyenne de plus de 32 km/h, la différence entre ce résultat et le temps médian d'arrivée de plus de neuf heures et demie signifie qu'un grand nombre de coureurs pourraient bénéficier d'autres caractéristiques au-delà de la vitesse pure et de l'aérodynamisme. Pour la majorité des 1 200 coureurs qui seront sur la ligne de départ, trouver un équilibre entre l'efficacité sur le bitume et la confiance dans la terre est essentiel. Cela peut signifier des choses différentes selon les personnes en fonction de leur niveau en tout-terrain. Pour certains, un pneu de 32c pourrait suffire, tandis que pour d'autres, c'est un 36-40c qui leur apportera ce niveau de confiance.

Le G23 d'ENVE a été présenté l'année dernière et répond aux besoins des cyclistes de gravel, ou plus précisément, de ceux qui souhaitent monter des pneus dans la gamme 32-45c. Bien que la profondeur de jante de 25 mm du G23 ne produise pas les mêmes avantages aérodynamiques que le 4.5 AR, avec un peu plus de 1 300 grammes, c'est la roue la plus légère de la gamme ENVE, ce qui, compte tenu des plus de 10 000 pieds de dénivelé positif sur le parcours, fait du faible poids un atout remarquable. Plus important encore, le G23 dispose de caractéristiques axées sur le confort et la prévention des crevaisons grâce à une technologie appelée Wide Hookless Bead qui réduit considérablement le risque de coupe du flanc du pneu lorsqu'il est coincé entre un rocher et la jante.

En général, descendre en dessous de 50 psi avec un pneu de 32c, qu'il soit tubeless ou non, serait catastrophique en cas de choc contre un rocher qui ferait fond de jante. Sur la douzaine de participants du Survival Camp ayant roulé avec les G23, tous étaient autour de 40 psi, ce qui offrait une traction et une tenue de route excellentes dans la terre sans qu'aucun coureur ne subisse de crevaison. Disposer d'une roue à la tenue supérieure qui ne risque pas de vous laisser sur le côté du chemin avec un pneu à plat peut changer la donne au BWR pour la grande majorité des coureurs.

RÉDUCTION DE LA FATIGUE

Que vous fassiez partie des « prétendants au podium » ou du « reste d'entre nous », le BWR représente de nombreuses heures en selle, et plus encore, beaucoup de temps à être bousculé et secoué dans la terre. Les micro-vibrations s'accumulent et peuvent avoir un effet significatif sur votre corps en fin de course. Le confort n'est pas un mot que les marques du secteur aiment utiliser car il a généralement une connotation négative, certains estimant que le confort se fait nécessairement au détriment de la performance. Pourtant, si vous demandiez à l'un des coureurs pro qui courent Paris-Roubaix à quel point le confort est important, ils vous diraient que c'est un élément essentiel pour arriver à l'arrivée avec de bonnes jambes.

Au BWR, votre corps subira d'énormes contraintes, bien plus que lors de toute autre sortie ou épreuve que vous aurez à faire, et disposer d'un volume de pneu adéquat ainsi que d'une pression correcte sont deux éléments qui contribueront à réduire la fatigue tout au long de la journée. Par ailleurs, votre cintre joue un rôle clé à cet égard, dans la mesure où c'est de lui que provient la quasi-totalité des retours entre le vélo et le cycliste. Même si le BWR n'est pas techniquement un « événement gravel », certaines des caractéristiques qu'ENVE a appliquées à leur cintre Gravel peuvent apporter un avantage notable. Les positions de mains améliorées du cintre, associées à une construction optimisée pour le confort, permettent d'atteindre un confort supplémentaire qui peut faire toute la différence.